Sommaire
En bref : le café pousse dans une seule ceinture étroite autour de l’équateur, entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Le Brésil et le Vietnam produisent plus de la moitié de la récolte mondiale, et l’Union européenne et les États-Unis absorbent environ 60 % des importations mondiales de café en grains. Une étude parue dans Climatic Change projette que le changement climatique réduira d’environ la moitié la surface mondiale propice au café, avec les plus fortes pertes aux basses latitudes, ainsi qu’au Brésil et au Vietnam.
Une récolte record
Le Foreign Agricultural Service de l’USDA, en juillet 2026 : « World coffee production for 2026/27 is forecast 10.8 million bags higher than the previous year to a record 189.7 million due to record output in Brazil, Ethiopia, Uganda, and Vietnam. » (la production mondiale de café pour 2026/27 est prévue en hausse de 10,8 millions de sacs sur l’année précédente, à un record de 189,7 millions, grâce à des productions record au Brésil, en Éthiopie, en Ouganda et au Vietnam).
Une seule ceinture étroite
La National Coffee Association indique que le café pousse « In more than 40 countries, mostly in a narrow climactic zone along the Equator between the Tropics of Cancer and Capricorn (25°N to 30°S)! » (dans plus de 40 pays, surtout dans une étroite zone climatique le long de l’équateur, entre les tropiques du Cancer et du Capricorne, de 25° N à 30° S) (« climactic » est écrit ainsi dans l’original).
Deux pays, plus de la moitié
L’USDA : « Brazil accounts for nearly 40 percent of world production and exerts significant influence on global supplies and prices. » (le Brésil représente près de 40 pour cent de la production mondiale et exerce une influence importante sur l’offre et les prix mondiaux).
Sa prévision pour la campagne : « Brazil's combined Arabica and Robusta harvest is forecast to rise 8.9 million bags (60 kilograms) to a record 71.9 million in 2026/27 (July 2026 – June 2027). » (la récolte combinée d’arabica et de robusta du Brésil devrait augmenter de 8,9 millions de sacs (de 60 kilogrammes), à un record de 71,9 millions en 2026/27, de juillet 2026 à juin 2027). Et : « Vietnam production is forecast to increase 800,000 bags to a record 32.5 million due to expanding area and higher yields. » (la production du Vietnam devrait augmenter de 800 000 sacs, à un record de 32,5 millions, grâce à l’extension des surfaces et à de meilleurs rendements).
Notre calcul : (71,9 + 32,5) ÷ 189,7 = 55,0 %. Ensemble, le Brésil et le Vietnam produisent plus de la moitié du café mondial.
L’essentiel part vers le nord
Les chiffres d’importation de l’USDA pour 2025/26 : « World bean imports are revised down 1.3 million bags to 118.6 million. » (les importations mondiales de café en grains sont révisées en baisse de 1,3 million de sacs, à 118,6 millions). Parmi elles : « European Union is reduced 500,000 bags to 46.5 million on lower consumption » (l’Union européenne est réduite de 500 000 sacs, à 46,5 millions, en raison d’une consommation plus faible), et « The United States is down 700,000 bags to 23.1 million on lower consumption. » (les États-Unis reculent de 700 000 sacs, à 23,1 millions, en raison d’une consommation plus faible).
Notre calcul : (46,5 + 23,1) ÷ 118,6 = 58,7 %, donc l’UE et les États-Unis absorbent environ 60 % des importations mondiales de café en grains.
Un monde plus chaud : environ la moitié des terres
Une étude de 2015 de C. Bunn et ses collègues, « A bitter cup: climate change profile of global production of Arabica and Robusta coffee » (Climatic Change), indique dans son résumé : « Climate change will reduce the global area suitable for coffee by about 50 % across emission scenarios. » (le changement climatique réduira d’environ 50 % la surface mondiale propice au café, selon les différents scénarios d’émissions).
C’est une projection sur plusieurs scénarios, et le résumé ne lui donne aucune année ; la vidéo dit donc « could » (pourrait) et « about half » (environ la moitié).
Plus dur près de l’équateur, et au Brésil et au Vietnam
Le même résumé : « Impacts are highest at low latitudes and low altitudes. » (les impacts sont les plus forts aux basses latitudes et aux basses altitudes).
Et sur les deux plus grands producteurs : « The world's dominant production regions in Brazil and Vietnam may experience substantial reductions in area available for coffee. » (les principales régions productrices du monde, au Brésil et au Vietnam, pourraient connaître de fortes réductions de la surface disponible pour le café).
À retenir
- Votre café vient d’une seule ceinture étroite, et plus de la moitié de deux pays.
- L’essentiel est bu loin au nord.
- Un monde plus chaud pourrait coûter à cette ceinture environ la moitié de ses terres propices, en frappant le plus durement les plus grands producteurs.
Sources
- USDA Foreign Agricultural Service, Coffee: World Markets and Trade, juillet 2026
- National Coffee Association, Coffee Regions of the World
- C. Bunn, P. Läderach, O. Ovalle Rivera, D. Kirschke, A bitter cup: climate change profile of global production of Arabica and Robusta coffee, Climatic Change 129(1), 89–101, mars 2015
La vidéo est animée en code et le script a été écrit avec l’aide de l’IA ; chaque chiffre ci-dessus est vérifié auprès des sources, et les deux pourcentages sont notre calcul. Illustratif : les points de terres propices, et ceux qui s’éteignent, montrent la conclusion principale de l’étude (environ la moitié, le pire aux basses latitudes), pas ses cartes, et les routes sont des tracés dessinés, pas des voies maritimes. La vidéo est en anglais. Réalisée avec Shotloop, mon app Mac gratuite pour faire des vidéos explicatives en code, corrigées un plan à la fois.
